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samedi 1 janvier 2011

Haïku

Eau en vin
Noces de Cana
Vin en Sang

Petite fantaisie philosophique. Premier épisode : les étants.

Je ne suis pas expert en philosophie. Je ne pourrais même pas vous donner une définition exacte des concepts de bases. Mais en regardant avec naïveté des concepts philosophiques, on peut être emporter sur des chemins fascisants.

Quand je parle de naïveté, je veux parler de la candeur des petits enfants qui n'en finissent pas de demander pourquoi. Amateurs de raisonnement logique implacable s'abstenir : nous entrons dans le monde du pourquoi pas et de l'obligation de se demander : qu'est-ce ?

Et au fur et à mesure que nous avancerons, si vous ouvrez bien vos yeux vous finirez peut-être à voir que Dieux ne peut qu'exister et qu'être trinitaire.

Premier épisode : les étants (cliquer sur l'image pour la voir en taille réelle).

mardi 7 décembre 2010

L'art de prier 21

Si j'essaie d'extraire la substantifique moelle du chemin parcouru, je dirais tout d'abord qu'un certain Murphy m'a permis d'entamer un dialogue avec Dieux. Grâce à ce dialogue Dieux s'est montré à moi sous le jour d'une vraie personne en qui je peux avoir totalement confiance et pour qui rien n'est impossible - et ça j'y crois plus que tout -. Seulement, ayant découvert cela, je suis devenu un enfant capricieux. J'exigeais de Dieux qu'il fasse mes quatre volontés. Dieux était pour moi un serviteur à ma botte. Et Dieux m'a éduqué, il ne m'a pas puni, mais il a été sévère pour mon plus grand bien. Il m'a montré que ce que je voulais ne faisait pas mon bonheur. Alors il m'a appris à lui faire confiance pour de vrai, c'est-à-dire à accepter sa volonté. Puis il m'a appris à vouloir sa volonté. Puis il m'a montré que mon action n'était pas que pour moi, que je ne vivais pas que pour moi mais que sa volonté est que tout être humain soit heureux.

Et maintenant ? Maintenant je suis à ma place, serviteur de Dieux. Je me vois au milieu des milliards êtres que nous sommes, à la place voulue par Dieux pour le plus grand bien de l'ensemble. Je suis membre d'un orchestre : l'humanité. Cet orchestre Dieux voudrait en faire une harmonie. Mais il y a encore de couac. J'en est tant fait par mes caprices que je reconnais avoir ma part dans ses couacs - et j'avoue que maintenant encore je pique parfois des caprices par manque de vigilance -. Or si je laisse faire Dieux, je crois qu'il utilise mes talents au mieux pour réaliser l'harmonie qui permettra la symphonie des noces auxquelles nous sommes tous appelés.

Ainsi, je ne désire rien d'autre que d'être là où je suis et faire ce que je fais. Il n'y a pas d'action menée au service de Dieux qui ne serve pas l'harmonie. Un petit journalier a été embauché pour moissonner un champ qui a servi à nourrir Jésus qui a donné sa vie pour sauver l'humanité. Nous ne voyons pas les conséquences de nos actions, mais même les plus humbles, faites en croyant qu'elles obéissent au plan de Dieux, servent la cause la plus noble qui soit : le chef d'œuvre de Dieux. En effet, ne nous est-il pas fait selon notre foi ?

Post-Scriptum : Ainsi s'achève la récit des articles sur "L'art de prier". Lecteur, si vous reconnaissez - au-delà des fautes de frappe et d'orthographe - une valeur à ce témoignage, je vous remercie de laisser vos commentaires.

lundi 6 décembre 2010

L'art de prier 20

Et comme je veux que la volonté de Dieux se fasse pourquoi ne pas dire la prière qu'il nous a laissé à travers son Icône. Et je remets dans ma prière "Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour." Et c'est bien légitime, n'est-ce pas ? Après tout n'est-ce pas par là que j'ai commencé. Et sans pain, je meurs. Or c'est bien la vie que je célèbre en priant Dieux par l'Art qu'il nous a laissé en héritage.

Et comme je ne prie plus seul, mais avec tous mes frères et sœurs chrétiennes, j'utilise la langue de l'Eglise catholique car même si cette Eglise catholique n'est qu'un membre de l'Eglise Catholique (Universelle) du credo fondée par le Christ, je reconnais que ce membre a la primauté à travers le successeur de Pierre placé à sa tête.

Et je prie ainsi - nous prions ainsi - par l'Art, avec l'Art et en l'Art :

Pater noster, qui es in caelis
Sanctificetur nomen tuum;
Adveniat regnum tuum;
Fiat voluntas tua
sicut in caelo et in terra.
Panem nostrum quotidianum da nobis hodie,
et dimitte nobis debita nostra
sicut et nos dimittimus debitoribus nostris
et ne nos inducas in tentationem
sed libera nos a malo.
Amen

lundi 15 novembre 2010

L'art de prier 19

Anecdote, petit rien, mais qui fait tout, petite souffle paisible où Dieux se laissent entendre. Je me confesse, pas régulièrement - d'ailleurs je trouve qu'en matière de confession la régularité tue l'élan repentant - mais je me confesse. Un jour, je vous expliquerais peut-être tout le bien que j'ai reçu à travers ce sacrement. Mais là n'est pas mon propos.

Un jour, donc, je me confesse. Mes péchés sont pardonnés : loin de moi l'idée de vous parler de la teneur de cette confession. Toutefois, au cours de cette confession, je reçois la confirmation du confesseur que je mène le combat spirituel. Bizarrement, cette confirmation d'un "officiel" me conforte dans ce que je ressentais tout seul.

Après la confession, le confesseur m'invite à allumer une petite veilleuse et à la déposer dans le chœur au milieu de toutes les autres veilleuses allumées par toutes les autres personnes recevant également la confession. Je dépose ma veilleuse et... elle s'éteint. Je vois ma veilleuse éteinte eu milieu de toutes les lumières déposés par d'autres membres de l'Église. Et là, à travers ce petit rien, je saisie : je ne suis pas seul dans mon combat. Si je suis là où j'en suis, c'est porté par la prière de tous les membres de l'Eglise. Ce combat n'est pas mon combat mais le combat - comme l'avait dit mon confesseur -. Dans ce désert, je ne suis pas seul : dans ce désert se trouve l'Eglise et je ne suis qu'une pierre de cette Eglise. Pierre tantôt tombante et relevé par d'autres, Pierre tantôt relevant d'autres qui tombent.

Ce combat n'est plus mon combat, mais le combat de l'Eglise. Ma prière n'est plus ma prière, mais la prière de l'Eglise. C'est bien moi qui prie, mais pas pour moi seulement. Et c'est bien l'Eglise qui prie, mais pour l'humanité entière car chaque homme est pris dans ce combat spirituel même s'il ne le sait pas. Et dans ce combat lorsque l'un de nous tombe, un autre doit le relever, et sans cesse nous devons prier pour notre victoire sur les forces du mal, victoire déjà acquise puisque Christ est déjà vainqueur mais dont la nouvelle n'est pas encore arrivée aux oreilles de tous - si bien que même ceux qui ont reçu cette nouvelle l'oublient parfaois.

Et alors, je prie : "Notre père qui est au cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre nous du mal."

mardi 9 novembre 2010

Peur et crainte

Quelle est la différence entre la peur de Dieux et la crainte de Dieux ?

Lorsqu'il regarde Jésus sur la croix, celui qui a peur de Dieux voit l'homme et lorsqu'il regarde Jésus monter au ciel, il voit Dieux.

Lorsqu'il regarde Jésus sur la croix, celui qui craint Dieux voit Dieux et lorsqu'il regarde Jésus monter au ciel, il voit l'homme.

Pause

Une petite pause salutaire dans la série d'articles sur "l'art de prier" permettant de renouer avec des petites réflexions.