Merci aux personnes qui ont répondu. Je vous encourage à aller voir les commentaires de l'art de prier 10. Vous verrez comment Artamys est une réalisation concrète de la ruse de Satan. En résumé, comme il nous est fait selon notre foi, Satan va s'employer à dévier notre foi pour qu'elle devienne soit terre stérile (comme ce fut le cas avec Artamys) soit source de maux comme ce fut le cas avec moi. Je vais en effet vous dire des choses dont je ne suis pas fier, mais ce parcours est un autre exemple concret et c'est bien les exemples concrets de pièges qui aident à mieux déjouer l'ennemi.
A partir de ma première expérience, je n'ai jamais douté qu'il m'est toujours fait selon ma foi. Mais cette absence de doute ne fait pas de moi un homme bon. Avoir une foi à déplacer les montagnes, vous donne un instrument extrêmement puissant entre les mains. Je crois même que c'est l'instrument le plus puissant au monde. Or vous pouvez vous en servir bien ou mal. Et si vous vous en servez mal, il aurait mieux valu que vous ne l'ayez jamais eu cet instrument. Bien sûr, vous ne vous levez pas un matin en disant je vais me servir de ma foi pour semer le malheur. C'est trop gros. Comme toujours, Satan va vous mentir, doucement, sans cesse, chaque jour. Il va vous flatter quand il faut, réveiller votre orgueil, vous faire croire que vous valez mieux que tout le monde et pour le bien du monde, pour le salut de l'humanité, il faut que vous priez, que vous vous serviez de votre foi pour vous élever car les autres sont des incapables qui n'ont rien compris. Et comme il vous est fait selon votre foi, si elle est active, vous voyez la conséquence : vous devenez un cancer pour l'humanité, par votre foi vous lui couper la possibilité de s'élever. Ensuite, Satan va jouer avec votre culpabilité, vous écrasez, vous faire croire qu'il faut que vous en baviez et comme il vous est fait selon votre foi....
Nous y reviendront avec des exemples concrets.
! Avertissement !
Bon grain et ivraie
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Entends [IHVH] t'inspirer.
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Publications à lire dans l'ordre
dimanche 19 septembre 2010
samedi 21 août 2010
L'art de prier 11
Personne n'a tenté de réponse à la fin du 10ième épisode de l'art de prier. Finalement, je me demande si je ne parle pas dans le vide. Je continuerais cette série sur "l'art de prier" quand j'aurais eu des retours montrant que quelqu'un écoute. En attendant, je vais passer à autre chose.
dimanche 15 août 2010
L'art de prier 10
Avant d'aller plus avant et d'entrer sur le terrain du combat spirituel, je vous propose un petit interlude sur notre adversaire, à travers ce petit passage presque au début de l'Evangile.
Je résume ce qui vient de se passer : Dieux a créé l'univers et tout ce qu'il contient : créatures visibles et invisibles. Dieux, le seul vrai Bon, a créé un univers Bon. L'homme et la femme jouisse de cette bonté. Ils sont fait à l'image de Dieux, à sa ressemblance. Rien de neuf pour vous lecteurs de cette série d'articles, "vous êtes des dieux." Et comme ce monde d'Adam et Eve est aussi celui dans lequel nous vivons, les lois naturelles devraient être identique pour Adam et Eve et pour nous, la pomme tombe de l'arbre par exemple. Et il est fait à Adam et Eve selon leur foi, y'a pas de raison. C'est alors qu'une créature de Dieux, va avoir une idée démoniaque à partir de cette grâce octroyée à Dieux à l'homme : "il vous est fait selon votre foi." Cette créature, c'est le serpent, regardez-bien la ruse, en un sens, c'est absolument génial :
"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahvé Dieu avait faits. Il dit à la femme : "Alors, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?" La femme répondit au serpent : "Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin. Mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sous peine de mort." Le serpent répliqua à la femme : "Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux". (Genèse 3, 1-5a)
Voilà, la chute de l'humanité est là, sous nos yeux. Elle n'est absolument pas dans les propriétés de ce fameux fruit. La voyez-vous ? Regardez-bien et vous trouverez. Un indice : A un petit enfant à qui un génie accorde de lui exaucer trois vœux, le malin répond : "Premier vœu : que vous m'exauciez une infinité de vœux."
Je résume ce qui vient de se passer : Dieux a créé l'univers et tout ce qu'il contient : créatures visibles et invisibles. Dieux, le seul vrai Bon, a créé un univers Bon. L'homme et la femme jouisse de cette bonté. Ils sont fait à l'image de Dieux, à sa ressemblance. Rien de neuf pour vous lecteurs de cette série d'articles, "vous êtes des dieux." Et comme ce monde d'Adam et Eve est aussi celui dans lequel nous vivons, les lois naturelles devraient être identique pour Adam et Eve et pour nous, la pomme tombe de l'arbre par exemple. Et il est fait à Adam et Eve selon leur foi, y'a pas de raison. C'est alors qu'une créature de Dieux, va avoir une idée démoniaque à partir de cette grâce octroyée à Dieux à l'homme : "il vous est fait selon votre foi." Cette créature, c'est le serpent, regardez-bien la ruse, en un sens, c'est absolument génial :
"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahvé Dieu avait faits. Il dit à la femme : "Alors, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?" La femme répondit au serpent : "Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin. Mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sous peine de mort." Le serpent répliqua à la femme : "Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux". (Genèse 3, 1-5a)
Voilà, la chute de l'humanité est là, sous nos yeux. Elle n'est absolument pas dans les propriétés de ce fameux fruit. La voyez-vous ? Regardez-bien et vous trouverez. Un indice : A un petit enfant à qui un génie accorde de lui exaucer trois vœux, le malin répond : "Premier vœu : que vous m'exauciez une infinité de vœux."
jeudi 12 août 2010
L'art de prier 9
Finalement, ce livre qui a changé ma vie, n'était qu'une piqûre de rappel. Depuis cette première réalisation de ma prière, je sais que la prière est écoutée, je crois que les miracles des Evangiles ont bien eu lieu et ne sont pas des allégories. Ce qu'il y avait dans ce livre, finalement je le savais. Je ne le mettais pas en pratique voilà tout. Ce livre m'a fait comprendre la nécessité impérieuse de le mettre en pratique. Impérieuse, car en vérité, c'est la pensée entretenue dans notre cœur, dans notre chambre, dans notre lieu secret, qui est la cause de tout. Tout chose manifestée qui y amène n'est qu'un moyen. Voilà tout le sermon sur la montagne. Et ce livre, m'a fait comprendre qu'il fallait prier, prier et prier encore. Car par la prière, j'enracine une pensée volontaire dans mon cœur. Et comme une pensée enracinée dans le cœur se manifeste toujours, tôt ou tard, par la prière bien faite je peux manifester ce que je veux. L'Art a raison - c'est un pléonasme - : "vous êtes des dieux." Là aussi je le sais. Je l'ai vécu, je suis un dieu : car je crée par la pensée. Tout comme vous. Ni plus, ni moins. "Vous êtes des dieux." La différence que j'ai avec d'autres, c'est que j'en suis conscient. Mais ce n'est pas parce que quelqu'un n'en ai pas conscient, qu'il ne crée pas par la pensée. "Vous êtes des dieux", tous, conscient ou pas de ce pouvoir, "vous êtes des dieux."
Alors ma vie est la plus belle de toute ? Non, car encore faut-il bien prier. Et Satan ne peut supporter que nous soyons des dieux. Et bien prier est difficile, car plus vous vous servez de ce pouvoir consciemment et plus Satan vous attaque. Nous allons entrer dans le combat spirituel, le seul combat qui soit juste puisqu'il concerne notre liberté de pensée et comme nous sommes des dieux, notre liberté de vivre dans un monde de vie.
Alors ma vie est la plus belle de toute ? Non, car encore faut-il bien prier. Et Satan ne peut supporter que nous soyons des dieux. Et bien prier est difficile, car plus vous vous servez de ce pouvoir consciemment et plus Satan vous attaque. Nous allons entrer dans le combat spirituel, le seul combat qui soit juste puisqu'il concerne notre liberté de pensée et comme nous sommes des dieux, notre liberté de vivre dans un monde de vie.
L'art de prier 8
Avant de lire ce fameux livre, j'avais déjà commencé à prier. Une fois. (Je fais exception des récitations de "prières" que je faisais enfant). J'étais en classe préparatoire et je priais pour avoir une école d'informatique bien "côté". En région parisienne. Je ne l'ai pas eu. Or j'avais prié. Et pour moi, c'était clair, et ce l'est d'ailleurs toujours, dans le Bible on trouve, "lorsque vous priez croyez que vous l'avez reçu, et vous le recevrez." J'avais prié, je croyais déjà avoir cette école et je ne l'ai pas eu. Si on a un tant soit peu d'honnêteté intellectuelle, le résultat est sans appel : ce qu'il y a dans la Bible est faux. J'étais très déçu - non pas tant de ne pas avoir eu l'école - parce que mon monde s'écroulait. Je croyais en un Dieu bien-veillant. J'étais désormais seul dans un monde absurde.
Or deux mois après, j'ai eu une autre école d'informatiques. Beaucoup moins côté. Mais qui me convenait tellement mieux. Sur la Côte d'Azur ! bien mieux que la région parisienne. Et surtout, tout ce qui m'est arrivé dans cette école, correspondait à ce que j'avais ressenti dans ma prière. Mais en beaucoup mieux. Seul le nom de l'école changeait. Mais tout correspondait tellement, que le résultat est sans appel si on a un tant soit peu d'honnêteté intellectuelle : Dieu existe et il répond à nos prières. J'avais un frisson qui ma parcourait le corps - et j'ai encore ce frisson en écrivant ces lignes - : c'est le frisson de Pierre qui s'écrit : "Eloigne-toi de moi Seigneur car je suis un homme pêcheur." Dieu existe et il me prend en considération. Pour la première fois de ma vie, ce n'était pas quelque chose d'intellectuel. C'était vécu. C'était le vraie vie : la mienne, concrète. Sentiment de joie, sentiment de plénitude, mais aussi sentiment, je ne sais pas, ce frisson... Sentiment d'être vivant, pour de vrai, rien à voir avec un orgasme qui ne contente que le corps, rien à voir avec l'émerveillement théologique qui ne contente que l'esprit, rien à voir avec le saisissement de la beauté qui ne contente que l'âme. Tous ensemble, corps, le frisson, esprit, la perception de Dieu, âme, ma vie compte, s'éveillent à l'unisson en direction de leur créateur dans un grand Merci mais aussi dans une repentance : Je n'ai pas cru en Toi alors que Tu m'as exaucé encore mieux que ce que je pensais malgré le fait que je T'ai jeté en cours de route.
Désormais, je sais que je peux prier Dieux, qu'il suffit d'être patient. Dieux me répondra toujours. Pas forcément dans le délai que j'aimerais. Pas forcément de la façon que j'imagine. Mais il me répond toujours, toujours, toujours.... Désormais je sais - je ne crois pas, je sais, de manière expérimentale si j'ose dire - Dieux est Emmanuel.
Or deux mois après, j'ai eu une autre école d'informatiques. Beaucoup moins côté. Mais qui me convenait tellement mieux. Sur la Côte d'Azur ! bien mieux que la région parisienne. Et surtout, tout ce qui m'est arrivé dans cette école, correspondait à ce que j'avais ressenti dans ma prière. Mais en beaucoup mieux. Seul le nom de l'école changeait. Mais tout correspondait tellement, que le résultat est sans appel si on a un tant soit peu d'honnêteté intellectuelle : Dieu existe et il répond à nos prières. J'avais un frisson qui ma parcourait le corps - et j'ai encore ce frisson en écrivant ces lignes - : c'est le frisson de Pierre qui s'écrit : "Eloigne-toi de moi Seigneur car je suis un homme pêcheur." Dieu existe et il me prend en considération. Pour la première fois de ma vie, ce n'était pas quelque chose d'intellectuel. C'était vécu. C'était le vraie vie : la mienne, concrète. Sentiment de joie, sentiment de plénitude, mais aussi sentiment, je ne sais pas, ce frisson... Sentiment d'être vivant, pour de vrai, rien à voir avec un orgasme qui ne contente que le corps, rien à voir avec l'émerveillement théologique qui ne contente que l'esprit, rien à voir avec le saisissement de la beauté qui ne contente que l'âme. Tous ensemble, corps, le frisson, esprit, la perception de Dieu, âme, ma vie compte, s'éveillent à l'unisson en direction de leur créateur dans un grand Merci mais aussi dans une repentance : Je n'ai pas cru en Toi alors que Tu m'as exaucé encore mieux que ce que je pensais malgré le fait que je T'ai jeté en cours de route.
Désormais, je sais que je peux prier Dieux, qu'il suffit d'être patient. Dieux me répondra toujours. Pas forcément dans le délai que j'aimerais. Pas forcément de la façon que j'imagine. Mais il me répond toujours, toujours, toujours.... Désormais je sais - je ne crois pas, je sais, de manière expérimentale si j'ose dire - Dieux est Emmanuel.
mercredi 14 juillet 2010
L'art de prier 7
Voici d'autres passages du sermon sur la montagne qui évite le décalage entre le cœur exprimant la foi et la bouche exprimant la pensée consciente. Vous allez voir, c'est précepte sont souvent vu comme des obligations morales, comme un effort à accomplir vis-à_vis des autres. Or dans votre intérêt à avoir une foi pure et saine (n'oubliez pas "il vous est fait selon votre foi"), ces conseils sont utiles.
"Vous avez entendu qu'il a été dit aux ancêtres : Tu ne tueras point ; et si quelqu'un tue, il en répondra au tribunal. Eh bien ! moi je vous dis : Quiconque se fâche contre son frère en répondra au tribunal : mais s'il dit à son frère : "Crétin !", il en répondra an Sanhédrin ; et s'il lui dit : "Renégat !", il en répondra dans la géhenne de feu." (Mt 5, 21 - 22)
Traiter quelqu'un de crétin serait donc plus grave que le tuer ! Pour vous, oui. Car si vous entretenez des pensées de colère dans votre cœur, votre foi est colère et il vous est fait selon votre foi. Il vaut mieux se réconcilier et traiter à l'amiable la cause de dispute avec son frère.
Autre passage : "Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite, pour que les hommes voient bien qu'ils jeûnent. En vérité je vous le dis, ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra." (Mt 6, 16-18)
Quelqu'un qui prie ou fait une action religieuse pour se faire remarquer a en fait dans son cœur la pensée suivante : "Que les hommes voient à quel point je suis un type saint." Peu importe ce que dise les lèvres. Nous sommes en pleine hypocrisie. Et comme nous l'avons vu depuis le début : hypocrisie = ça sent le roussi. Effectivement c'est mal barré pour cet homme. En effet, comme vous commencez sûrement à en avoir l'habitude : "il vous est fait selon votre foi." Et quelle est la foi de cet homme : "que les hommes me jugent encore et encore et toujours." Cet homme vivra en permanence dans la peur de mal faire, dans la peur d'être mal vu, dans la peur d'être déshonoré. Et comme il lui est fait selon sa foi, il y aura de plus en plus de personnes qui le harcèleront. En fait, par cette attitude il offre son intimité à n'importe qui. Il se prostitue. Il permet à son sanctuaire intérieur de se laisser bafouer, envahir, piétiner. Et il serait loin d'être heureux en paix. J'en sais quelque chose, je suis passé par là. Pas sur le plan religieux, c'était sur le plan professionnel où je priais pour que tout le monde dans mon travail voit à quel point j'étais un type génial. Mais au final, le résultat est le même. Il m'a été fait selon ma foi. J'ai été harcelé. Et cela a cessé lorsque j'ai compris que le problème n'était pas les autres mais moi. Tant que je me "prostituais" à eux, ils pouvait me violer. J'étais harcelé car harcelable. C'était même pire : par ma prière je criais à mes collègues : "Harcelez-moi !" Mais là nous entrons déjà dans mon parcours personnel sur ma façon de pratiquer l'art de la prière. Parcours dont je vais maintenant parler car je pense que vous avez compris maintenant quelle est ma vision de la prière et qu'il est temps d'y arriver.
Dans ce parcours, je tenterais de dire tout depuis mes débuts aux prières peu louables jusqu'à ce passage étrange qui sonne faux au milieu du sermon sur la montagne, ce passage qui semble casser la belle logique de ce sermon, ce passage qui est le Notre Père, ce passage qui en est vraiment un. Après dix ans à errer à travers les passages du sermon sur la montagne, je crois que le but de ce sermon est bien de nous amener à ce passage qu'est le "Notre Père". Il m'a fallu dix ans pour accepter à l'emprunter, mais maintenant je m'y jette corps, âme et esprit. Et je veux vous en parler car j'ose le dire : grâce à ce passage je vis déjà un peu dans le royaume de Dieux.
"Vous avez entendu qu'il a été dit aux ancêtres : Tu ne tueras point ; et si quelqu'un tue, il en répondra au tribunal. Eh bien ! moi je vous dis : Quiconque se fâche contre son frère en répondra au tribunal : mais s'il dit à son frère : "Crétin !", il en répondra an Sanhédrin ; et s'il lui dit : "Renégat !", il en répondra dans la géhenne de feu." (Mt 5, 21 - 22)
Traiter quelqu'un de crétin serait donc plus grave que le tuer ! Pour vous, oui. Car si vous entretenez des pensées de colère dans votre cœur, votre foi est colère et il vous est fait selon votre foi. Il vaut mieux se réconcilier et traiter à l'amiable la cause de dispute avec son frère.
Autre passage : "Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite, pour que les hommes voient bien qu'ils jeûnent. En vérité je vous le dis, ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra." (Mt 6, 16-18)
Quelqu'un qui prie ou fait une action religieuse pour se faire remarquer a en fait dans son cœur la pensée suivante : "Que les hommes voient à quel point je suis un type saint." Peu importe ce que dise les lèvres. Nous sommes en pleine hypocrisie. Et comme nous l'avons vu depuis le début : hypocrisie = ça sent le roussi. Effectivement c'est mal barré pour cet homme. En effet, comme vous commencez sûrement à en avoir l'habitude : "il vous est fait selon votre foi." Et quelle est la foi de cet homme : "que les hommes me jugent encore et encore et toujours." Cet homme vivra en permanence dans la peur de mal faire, dans la peur d'être mal vu, dans la peur d'être déshonoré. Et comme il lui est fait selon sa foi, il y aura de plus en plus de personnes qui le harcèleront. En fait, par cette attitude il offre son intimité à n'importe qui. Il se prostitue. Il permet à son sanctuaire intérieur de se laisser bafouer, envahir, piétiner. Et il serait loin d'être heureux en paix. J'en sais quelque chose, je suis passé par là. Pas sur le plan religieux, c'était sur le plan professionnel où je priais pour que tout le monde dans mon travail voit à quel point j'étais un type génial. Mais au final, le résultat est le même. Il m'a été fait selon ma foi. J'ai été harcelé. Et cela a cessé lorsque j'ai compris que le problème n'était pas les autres mais moi. Tant que je me "prostituais" à eux, ils pouvait me violer. J'étais harcelé car harcelable. C'était même pire : par ma prière je criais à mes collègues : "Harcelez-moi !" Mais là nous entrons déjà dans mon parcours personnel sur ma façon de pratiquer l'art de la prière. Parcours dont je vais maintenant parler car je pense que vous avez compris maintenant quelle est ma vision de la prière et qu'il est temps d'y arriver.
Dans ce parcours, je tenterais de dire tout depuis mes débuts aux prières peu louables jusqu'à ce passage étrange qui sonne faux au milieu du sermon sur la montagne, ce passage qui semble casser la belle logique de ce sermon, ce passage qui est le Notre Père, ce passage qui en est vraiment un. Après dix ans à errer à travers les passages du sermon sur la montagne, je crois que le but de ce sermon est bien de nous amener à ce passage qu'est le "Notre Père". Il m'a fallu dix ans pour accepter à l'emprunter, mais maintenant je m'y jette corps, âme et esprit. Et je veux vous en parler car j'ose le dire : grâce à ce passage je vis déjà un peu dans le royaume de Dieux.
dimanche 4 juillet 2010
L'art de prier 6
Voyons maintenant un autre extrait du sermon sur la montagne : "Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter. N'allez pas faire comme eux ; car votre Père sait bien ce qu'il vous faut, avant que vous le lui demandiez." (Mt 6, 7-8)
Voilà un passage plus difficile. N'est-il pas en contradiction avec ce qui a été vu précédemment, à savoir que la cause de tout c'est l'idée entretenue dans l'esprit ? Et là, l'Art nous recommandent de ne pas "rabâchez". Autrement dit de ne pas entretenir l'idée. La loi de cause à effet de la prière ne tiendrait-t-elle que dans certains cas ? En fait si. Elle tient. Et même très bien. Toujours et partout. Ce que nous dit l'Art c'est qu'il ne faut pas entretenir l'idée "dans nos prières". Autrement dit, à partir du moment où nous avons la connaissance de cette loi libératrice merveilleuse du monde "il vous est fait selon votre foi", nous ne devons pas volontairement entretenir l'idée de ce que nous cherchons dans le but qu'il nous soit fait selon notre foi. Pourquoi ? Rappelez-vous, au début de cette série d'articles, je vous ai dit que ce qu'il arrivait c'était ce qui était réellement pensé dans le cœur et non ce que les lèvres murmurent. Car la voilà notre foi : notre foi c'est l'ensemble des pensées de notre cœur et non pas nos pensées conscientes qui risquent de ne pas être ajustées à notre cœur. Or pour quelqu'un qui rabâche dans la prière, que dit son cœur ? Il dit : "Cette chose je ne l'ai pas." Et ben oui ! Si vous l'aviez, vous ne la demanderiez pas ! Et comme il vous est fait selon votre foi... pas besoin de vous faire un tableau. Pour les sceptiques, un petite expérience que nous avons tous faite et que nous referons encore tous sûrement. Quand vous avez perdu un objet et que vous le cherchez, vous ne le trouvez pas. Plus tard, il vient à vous alors que vous n'y pensez plus. Pourquoi ? Tant que vous le cherchez, la pensée de votre cœur est : "Cet objet me manque." Et comme il vous est fait selon votre foi. Et quand vous n'y pensez plus ? Nous abordons ici une seconde loi de la nature. "Votre Père sait bien ce qu'il vous faut, avant que vous le lui demandiez." Naturellement l'objet perdu vient vers vous sans faire le moindre effort car vous en avez besoin. Cette seconde loi est comme la première, comme pour toutes les lois physiques, elle s'applique aussi bien pour les bons et pour les méchants. Là seule chose qui peut la perturber, est la première loi, qui est prioritaire en quelque sorte : "il vous est fait selon votre foi." Donc si votre foi est qu'il vous manque ce dont vous avez besoin, ce besoin vous manquera. Rien de magique là-dedans, que de la logique élémentaire.
Ainsi, bien prier n'est pas si simple. Pas parce que c'est compliqué, mais parce qu'il y a un ennemi. Je crois qu'il apparaît clair à tous à ce stade que cet ennemi est tout ce qui sème à notre insu dans notre cœur des pensées contraire à nos besoins pour être pleinement vivant.
Voyez comment sans faire de théologie, mais uniquement à partir de notre désir élémentaire de vie, nous en sommes venu à découvrir l'ennemi de ce monde. Vous comprenez pourquoi quelqu'un qui demande la santé dans la prière continue d'être malade. Non pas qu'il ne lui soit pas fait selon sa foi, mais parce qu'un ennemi perverti sa foi. Et moi-même si je suis exaucé des fois, j'ai d'autre prières sans réponse. Je sais que je ne fais pas ce qu'il faut pour (en particulier je rabâche, je sais qu'il ne faut pas, mais je ne peux pas m'y empêcher.) Voilà l'œuvre de notre ennemi. Et dans le sermon sur la montagne, l'Art donne des préceptes pour éviter d'avoir un cœur déphasé de la bouche, des préceptes pour déjouer les pièges de l'ennemi. Ne pas rabâchez en est un. Nous venons de voir pourquoi. Nous allons continuer notre cheminement en voyant d'autres préceptes exposés dans ce sermon sur la montagne pour éviter cette hypocrisie cause de tous nos maux.
Voilà un passage plus difficile. N'est-il pas en contradiction avec ce qui a été vu précédemment, à savoir que la cause de tout c'est l'idée entretenue dans l'esprit ? Et là, l'Art nous recommandent de ne pas "rabâchez". Autrement dit de ne pas entretenir l'idée. La loi de cause à effet de la prière ne tiendrait-t-elle que dans certains cas ? En fait si. Elle tient. Et même très bien. Toujours et partout. Ce que nous dit l'Art c'est qu'il ne faut pas entretenir l'idée "dans nos prières". Autrement dit, à partir du moment où nous avons la connaissance de cette loi libératrice merveilleuse du monde "il vous est fait selon votre foi", nous ne devons pas volontairement entretenir l'idée de ce que nous cherchons dans le but qu'il nous soit fait selon notre foi. Pourquoi ? Rappelez-vous, au début de cette série d'articles, je vous ai dit que ce qu'il arrivait c'était ce qui était réellement pensé dans le cœur et non ce que les lèvres murmurent. Car la voilà notre foi : notre foi c'est l'ensemble des pensées de notre cœur et non pas nos pensées conscientes qui risquent de ne pas être ajustées à notre cœur. Or pour quelqu'un qui rabâche dans la prière, que dit son cœur ? Il dit : "Cette chose je ne l'ai pas." Et ben oui ! Si vous l'aviez, vous ne la demanderiez pas ! Et comme il vous est fait selon votre foi... pas besoin de vous faire un tableau. Pour les sceptiques, un petite expérience que nous avons tous faite et que nous referons encore tous sûrement. Quand vous avez perdu un objet et que vous le cherchez, vous ne le trouvez pas. Plus tard, il vient à vous alors que vous n'y pensez plus. Pourquoi ? Tant que vous le cherchez, la pensée de votre cœur est : "Cet objet me manque." Et comme il vous est fait selon votre foi. Et quand vous n'y pensez plus ? Nous abordons ici une seconde loi de la nature. "Votre Père sait bien ce qu'il vous faut, avant que vous le lui demandiez." Naturellement l'objet perdu vient vers vous sans faire le moindre effort car vous en avez besoin. Cette seconde loi est comme la première, comme pour toutes les lois physiques, elle s'applique aussi bien pour les bons et pour les méchants. Là seule chose qui peut la perturber, est la première loi, qui est prioritaire en quelque sorte : "il vous est fait selon votre foi." Donc si votre foi est qu'il vous manque ce dont vous avez besoin, ce besoin vous manquera. Rien de magique là-dedans, que de la logique élémentaire.
Ainsi, bien prier n'est pas si simple. Pas parce que c'est compliqué, mais parce qu'il y a un ennemi. Je crois qu'il apparaît clair à tous à ce stade que cet ennemi est tout ce qui sème à notre insu dans notre cœur des pensées contraire à nos besoins pour être pleinement vivant.
Voyez comment sans faire de théologie, mais uniquement à partir de notre désir élémentaire de vie, nous en sommes venu à découvrir l'ennemi de ce monde. Vous comprenez pourquoi quelqu'un qui demande la santé dans la prière continue d'être malade. Non pas qu'il ne lui soit pas fait selon sa foi, mais parce qu'un ennemi perverti sa foi. Et moi-même si je suis exaucé des fois, j'ai d'autre prières sans réponse. Je sais que je ne fais pas ce qu'il faut pour (en particulier je rabâche, je sais qu'il ne faut pas, mais je ne peux pas m'y empêcher.) Voilà l'œuvre de notre ennemi. Et dans le sermon sur la montagne, l'Art donne des préceptes pour éviter d'avoir un cœur déphasé de la bouche, des préceptes pour déjouer les pièges de l'ennemi. Ne pas rabâchez en est un. Nous venons de voir pourquoi. Nous allons continuer notre cheminement en voyant d'autres préceptes exposés dans ce sermon sur la montagne pour éviter cette hypocrisie cause de tous nos maux.
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