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dimanche 4 juillet 2010

L'art de prier 6

Voyons maintenant un autre extrait du sermon sur la montagne : "Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter. N'allez pas faire comme eux ; car votre Père sait bien ce qu'il vous faut, avant que vous le lui demandiez." (Mt 6, 7-8)

Voilà un passage plus difficile. N'est-il pas en contradiction avec ce qui a été vu précédemment, à savoir que la cause de tout c'est l'idée entretenue dans l'esprit ? Et là, l'Art nous recommandent de ne pas "rabâchez". Autrement dit de ne pas entretenir l'idée. La loi de cause à effet de la prière ne tiendrait-t-elle que dans certains cas ? En fait si. Elle tient. Et même très bien. Toujours et partout. Ce que nous dit l'Art c'est qu'il ne faut pas entretenir l'idée "dans nos prières". Autrement dit, à partir du moment où nous avons la connaissance de cette loi libératrice merveilleuse du monde "il vous est fait selon votre foi", nous ne devons pas volontairement entretenir l'idée de ce que nous cherchons dans le but qu'il nous soit fait selon notre foi. Pourquoi ? Rappelez-vous, au début de cette série d'articles, je vous ai dit que ce qu'il arrivait c'était ce qui était réellement pensé dans le cœur et non ce que les lèvres murmurent. Car la voilà notre foi : notre foi c'est l'ensemble des pensées de notre cœur et non pas nos pensées conscientes qui risquent de ne pas être ajustées à notre cœur. Or pour quelqu'un qui rabâche dans la prière, que dit son cœur ? Il dit : "Cette chose je ne l'ai pas." Et ben oui ! Si vous l'aviez, vous ne la demanderiez pas ! Et comme il vous est fait selon votre foi... pas besoin de vous faire un tableau. Pour les sceptiques, un petite expérience que nous avons tous faite et que nous referons encore tous sûrement. Quand vous avez perdu un objet et que vous le cherchez, vous ne le trouvez pas. Plus tard, il vient à vous alors que vous n'y pensez plus. Pourquoi ? Tant que vous le cherchez, la pensée de votre cœur est : "Cet objet me manque." Et comme il vous est fait selon votre foi. Et quand vous n'y pensez plus ? Nous abordons ici une seconde loi de la nature. "Votre Père sait bien ce qu'il vous faut, avant que vous le lui demandiez." Naturellement l'objet perdu vient vers vous sans faire le moindre effort car vous en avez besoin. Cette seconde loi est comme la première, comme pour toutes les lois physiques, elle s'applique aussi bien pour les bons et pour les méchants. Là seule chose qui peut la perturber, est la première loi, qui est prioritaire en quelque sorte : "il vous est fait selon votre foi." Donc si votre foi est qu'il vous manque ce dont vous avez besoin, ce besoin vous manquera. Rien de magique là-dedans, que de la logique élémentaire.

Ainsi, bien prier n'est pas si simple. Pas parce que c'est compliqué, mais parce qu'il y a un ennemi. Je crois qu'il apparaît clair à tous à ce stade que cet ennemi est tout ce qui sème à notre insu dans notre cœur des pensées contraire à nos besoins pour être pleinement vivant.

Voyez comment sans faire de théologie, mais uniquement à partir de notre désir élémentaire de vie, nous en sommes venu à découvrir l'ennemi de ce monde. Vous comprenez pourquoi quelqu'un qui demande la santé dans la prière continue d'être malade. Non pas qu'il ne lui soit pas fait selon sa foi, mais parce qu'un ennemi perverti sa foi. Et moi-même si je suis exaucé des fois, j'ai d'autre prières sans réponse. Je sais que je ne fais pas ce qu'il faut pour (en particulier je rabâche, je sais qu'il ne faut pas, mais je ne peux pas m'y empêcher.) Voilà l'œuvre de notre ennemi. Et dans le sermon sur la montagne, l'Art donne des préceptes pour éviter d'avoir un cœur déphasé de la bouche, des préceptes pour déjouer les pièges de l'ennemi. Ne pas rabâchez en est un. Nous venons de voir pourquoi. Nous allons continuer notre cheminement en voyant d'autres préceptes exposés dans ce sermon sur la montagne pour éviter cette hypocrisie cause de tous nos maux.

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