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mardi 9 novembre 2010

Pause

Une petite pause salutaire dans la série d'articles sur "l'art de prier" permettant de renouer avec des petites réflexions.

vendredi 29 octobre 2010

L'art de prier 18

Étais-je loin de la terre promise ? Étais-je dans le désert ou étais-je déjà arrivé ? Je me pose encore la question. Je n'étais certainement pas en terre promise. Je ne suis encore pas. Nous y serons après notre mort, non ? De toute façon, je ne sais pas si je souhaite arriver. Y arriver oui, je le veux de toute ma chair. C'est d'arriver que je ne veux pas, c'est d'y que je désire plus que tout. Une fois arrivé, que me restera-t-il à vivre ? Or c'est bien vivre que je désire. Et si ce lieu, était justement un voyage perpétuel, une croissance infinie, une compréhension toujours plus grande, une recherche mêlant à la fois la joie d'avoir trouvé et la joie de savoir que le voyage est à faire. Vivre n'est-il pas mouvement ? Arriver est-il synonyme de mort ? Et si partir c'est mourir un peu, c'est mourir pour celui qui reste, pas pour celui qui part.

Tenais-je enfin la prière idéale ? Non, je ne le veux pas. Cela voudrait dire que je suis arrivé, que je suis mort. J'ai eu tant de joie à tâtonner, à faire évoluer ma prière que je voudrais encore et encore la faire évoluer, qu'elle soit chaque jour plus belle. Oui, ce serait cela ma joie. Pas une belle prière, pas une belle relation à Dieux : une relation, une prière de plus en plus belle chaque jour avec la joie de savoir que je suis comme vierge, que j'ai tout à regagner. La joie de vivre chaque jour une victoire. Point de mire difficile, car si je vis chaque jour une victoire, je vis aussi un combat chaque jour. Mais ne pas le vivre c'est mourir car rester sur place. Et là, l'Art s'adresse à moi à travers les béatitudes :


En marche ceux qui ont une âme de pauvre ! Oui, le Royaume des Cieux est à eux !
En marche les doux ! Oui, ils possèderont la terre !
En marche les affligés ! Oui, ils seront consolés !
En marche les affamés et assoiffés de la justice ! Oui, ils seront rassasiés !
En marche les miséricordieux ! Oui, ils obtiendront miséricorde !
En marche les cœurs purs ! Oui, ils verront Dieux !
En marche les artisans de paix ! Oui, ils seront appelés fils de Dieu !
En marche les persécutés pour la justice ! Oui, le Royaume des Cieux est à eux !
En marche quand on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi. Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers.


En marche, en marche, en marche, et les béatitudes réintègrent ma prière. Bien différemment qu'au départ (cf. L'art de prier 2). En marche, Ludovic, en marche "Notre Père qui est au cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel." En marche, en marche, en marche...

lundi 11 octobre 2010

L'art de prier 17

Dans ce désert, ce fut d'abord la solitude. La solitude spirituelle. Pour ne pas aller contre la volonté de Dieux, je ne voulais plus prier. Seulement "Que ta volonté soit faite." Moi qui refusait de dire cette phrase, c'était désormais ma seule prière "Que ta volonté soit faite." Et encore, pour éviter d'"interférer", de parasiter la pureté du message, autant ne plus prier. Ne plus prier en se disant que c'est la meilleure façon que la volonté de Dieux se fasse.

Oui mais je me sentais seul, vidé. En ne priant plus, mon désert ressemblais plus à une plaine morne Tarn-et-garonnaise sous une chape grise et uniforme de nuage bas de mois de novembre qu'aucun soleil ne semble jamais pouvoir percer un jour qu'au Sahara baigné de soleil. Chaque jour de non-prière était un pas de plus vers la dévitalisation totale. Oui, en ne priant plus, je me rendais compte à quel point la prière était vitale pour moi, à quelle point elle était mon souffle nécessaire à ma vie aussi important que l'air. En Egypte, quand j'imposais ma volonté dans la prière, j'étais heureux et je croyais faussement que ma joie venait du fait que je pouvais tout obtenir par la prière. Je croyais que j'étais heureux car riche. Il y en a qui sont riche en argent. Moi j'étais riche en foi. Or, je me rendais compte que ma joie venait en fait de l'acte de prier lui-même et non du résultat obtenu. D'ailleurs, si mes prières étaient exaucées s'était souvent après des mois de persévérance - mais non laborieux la prière étant exquise - et avec des conséquences fâcheuses imprévues (cf. L'art de prier 15). Mon sentiment d'une vie pleine se trouvait dans ma relation avec Dieux dans la prière. Maintenant que je ne priais plus, je redevenais le mort-vivant que j'étais avant de prier. Seulement, n'ayant jamais vécu à cette époque dans la prière et donc n'ayant jamais atteint la vitalité vécue dans la prière, je l'ignorais. Maintenant, je m'en rendais compte. Il fallait donc que je prie pour vivre car désormais je le savais, la prière c'est la vie.

Mais quoi prier puisque de toute façon je ne veux rien d'autre que la volonté de Dieux ? Et alors, une quatrième intuition m'est venue : "Ludovic, pourquoi toujours te mettre dans une relation d'utilité ? Faire ceci en vue de cela et ne pas faire ceci car cela ne sert à rien ? Et pourquoi ne prierai-tu pas gratuitement ?"/ Je me suis dis : "Oui, c'est la seule solution, le seul chemin possible pour sortir du désert : pour vivre j'ai besoin de prier, pour respecter Dieux je ne peux imposer ma volonté. Il n'y a qu'à se placer en face de Dieux pour le plaisir, le joie, le bonheur d'être en face de Dieux. Les hébreux du Sinaï avait peur de voir Dieux sous peine de mourir. Moi, à défaut de voir Dieux - s'il ne veut pas se montrer à moi telle est sa volonté - je vais mettre le plus possible en face de lui, autant qu'il le veut bien, pour vivre." Je me suis dis c'est cela le premier commandement : "Tu adoreras Dieu seul de tout ton corps, de toute ton âme, de toute ton intelligence." Le plus possible se mettre en face de Lui, gratuitement. Je me suis dis : "c'est cela la sanctification du Nom de Dieux." Et j'ai pu prier sincèrement : "Notre Père qui est au cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel."

Et, sans le savoir à l'époque, je suis entré dans une démarche décrite par les Pères Neptiques : la démarche de la prière perpétuelle.

Le désert est désormais baigné de soleil et contient de nombreuses et belles oasis. Mais je ne peux pas dire que nous sommes en terre promise, car le combat spirituel fait rage plus que jamais à partir de cette étape. C'est de tout cela que je vais vous parler par la suite, de la beauté de la lumière du désert et de ses oasis et de l'âpreté du combat spirituel.

Que Dieux vous bénisse.

dimanche 10 octobre 2010

L'art de prier 16

A partir de ce moment, je suis vraiment entré, je pense dans le combat spirituel. Je ne sais pas si vous voyez toutes les forces à l'œuvre. J'ai basculé dans un monde moins facile. Je suis entré au désert. Je m'explique. Avant, par la force de ma foi, je créais ce que je voulais. Lorsque je parle de cette période, je dis que j'étais en Egypte. Pays d'abondance, de fertilité, mais pays de non-respect du seul vrai Dieux (cf. L'art de prier 14 et 15). Mais à partir de ce moment tout est différent. Je prie pour obtenir quelque chose. Et si Dieux ne voulait pas de cette chose-là. Je le sais, je l'ai vécu, y compris dans un but purement calculateur à la limite, la volonté de Dieux vaut mieux que le mienne. Et donc, en même temps que je prie, je doute. Et il m'est fait selon ma foi. Je doute, je n'obtiens plus rien. C'est le désert. Comme si Satan avait réussi son coup (cf. L'art de prier 10, 11 et 12). Mais contrairement au piège de Satan, où l'on doute par défiance vis-à-vis de la bonté de Dieux, l'on doute par confiance en la bonté de Dieux qui est la seule capable de produire la vraie B(on)(eau)té. Ainsi, dans ce désert, je suis tiraillé entre la certitude que je peux tout et l'inconnaissance de ce que je dois faire. J'aimerais crevé cette inconnaissance, mais dois-je le faire ? Est-ce la volonté de Dieux ? Je doute de le demander. Et désormais, je ne suis plus en Egypte où tout était facile d'une certaine façon. Je suis en proie à toutes sortes de forces contradictoires. Par respect de Dieux. Dois-je rester ainsi dans ce statu-quo ? Est-ce la volonté de Dieux ? Non, ce serait intérêt mes talents. Ce serait aller au désert pour y mourir sans aller vers la terre promise. Ce serait rester sur la croix pour y mourir sans aller vers la vie éternelle. Ce tiraillement, cet obscurité, ce doute stérile, tout cela constitue mon désert, tout cela constitue mon combat spirituel. C'est de cela que je vais parler, car cette marche au désert affine la prière. Car il y a une chose à laquelle je crois encore car je crois qu'elle est dans la volonté de Dieux, c'est que j'atteigne cette terre promise.

L'art de prier 15

Troisième intuition : au cours de mes différentes prières, j'ai pu observé un phénomène assez étrange. Avec la foi, on peut tout obtenir, mais pas forcément le meilleur pour nous. Je ne vais pas énumérer tous les exemples. Le plus parlant et le plus marquant est que j'ai demandé un certain poste professionnel (ni pour la gloire ou l'argent, ça c'est déjà dépassé cf. L'art de prier 14, mais pour l'intérêt qu'il représentait à mes yeux). Je l'ai eu... avec du harcélement moral en prime. Sans atteindre les extrémités de cet exemple, j'ai constaté cela maintes et maintes fois. Pour chaque prière, une réponse à celle-ci mais avec le besoin impérieux d'en faire une autre pour écarter un fléau apporter à la réponse précédente. Et ma prière ne devenait plus qu'énergie dépensée pour lutter contre toutes ces conséquences fâcheuses, crées par moi finalement. Non voulues par moi, mais tout de même créées par moi. Et j'ai eu l'intuition que Dieux me disait : "Ludovic, crois-tu savoir suffisamment de choses pour savoir ce qu'il faut pour ton bonheur. Ne penses-tu pas que tu ne vois pas plus loin qu'un coup. Et surtout, te crois-tu meilleur que moi pour savoir ce qu'il te faut à toi et au monde ?"

J'ai eu l'intuition qu'imposer sa volonté à Dieux - qu'il respecte toujours, j'en ai fais l'expérience. Faite avec foi, il n'y a pas une seule prière qui reste sans réponse - était un blasphème. En effet, c'est dire, je sais mieux que toi comment marche le monde. Comme toujours, tant qu'on a pas conscience, ce n'est pas un blasphème, mais dés que oui, il faut arrêter. Attention, il ne faut pas arrêter de prier, il faut arrêter d'aller contre la volonté de Dieux en souhaitant dans sa prière qu'au final ce soit la volonté de Dieux qui l'emporte. Mais cela reste une intuition.

Sur la base de cette troisième intuition, j'ai pu prier sincèrement : "Notre Père qui est au cieux, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour et pardonne-nous nos offenses même si nous ne pardonnons pas à ceux qui nous ont offensés."

samedi 25 septembre 2010

L'art de prier 14

Donc au cours de ces prières sincères mais dont le contenu n'est pas très "catholiques" comme on dit, Dieux m'a parlé. J'en suis sûr. Oh, rien de bien extraordinaire. Pas de voix comme pour Jeanne d'Arc. Non, des intuitions, comme tout ceux qui prient en ont. Je sais qu'ils faut se méfier des intuitions, et dire qu'une intuition c'est Dieux qui nous parle c'est dangereux. Donc au lieu de dire, Dieux m'a dit, je vais dire : "J'ai eu l'intuition que Dieux voulait m'amener à comprendre que [...]. Mais ça reste une intuition". Toutefois, je considère que ces intuitions ont tout de même une certaine valeur car elles ne sont pas le fait d'un instant mais se sont installés à travers des centaines et des centaines de prières comme je l'ai dit précédemment.

Première intuition : Mieux vaut une prière sincère avec un contenu pas très "catholique" qu'une prière pas sincère au contenu "catholique". Quand on a envie d'engueuler Dieux et qu'on récite un psaume de louange, c'est du blasphème. Quand on a envie d'engueuler Dieux quand on sait qu'il est capable de tout et qu'on le renie volontairement avec un truc du style : "Tiens tu m'en fait baver et bien tu vas voir je vais aider à la diffusion de la thèse que tu n'existes pas jusqu'à ce que tu m'aie exaucé.", c'est du blasphème. Quand on a envie d'engueuler Dieux et qu'on l'engueule parce que vraiment on en pleut plus, on est dans le noir et on aimerais qu'il se montre un peu plus, c'est du respect car une rencontre sincère avec Dieux. Mais ça reste une intuition.

Sur la base de cette première intuition, j'ai persisté à faire des prières au contenu pas "catholique."

Seconde intuition : Lorsque je priais pour avoir de l'argent, j'ai eu l'intuition que Dieux me disait : "Pourquoi prie-tu pour de l'argent ? Pour pouvoir t'offrir quelque chose avec cet argent, n'est-ce pas ? Eh, bien pourquoi ne me demande-tu pas directement ce que tu voudrais t'offrir avec cet argent. Aurais-tu si peu confiance en moi, que comme tu n'as pas d'argent tu es bien obligé de passer par moi pour en avoir mais une fois que tu en auras tu pourras m'oublier et utiliser cet argent pour t'offrir ce que tu désires." Lorsque je priais pour que Dieux fasse de moi "Ludovic le Grand", le meilleur prédicateur de tous les temps, j'ai eu l'intuition que Dieux me disait : "Ne crois-tu pas que je suis capable de faire à l'instant un peuple d'adorateurs de l'humanité ?" Mieux vaut demander à Dieux le but de la prière qu'un moyen pour atteindre le but : argent ou autre moyen finalement. Demander à Dieux un moyen est un blasphème. Car c'est considérer le moyen comme plus puissant de Dieux. Toutefois, la vie étant un cheminement, on peut vouloir des buts sans savoir qu'en fait ceux sont des moyens. Dans ce cas, ce n'est pas un blasphème. Est blasphème, la demande d'un moyen quand on sait pertinemment que c'est un moyen.

Par exemple, "Je prie pour avoir ce travail qui me donnera une situation stable ou je serais en paix." est un blasphème car on considère ce travail comme plus puisant que Dieux. Alors que : "Je prie pour être en paix." n'en est pas un car on considère qu'il n'y a rien de plus puissant que Dieux pour nous apporter cette paix.

Autre exemple, "Je prie pour les pays riches tiennent plus compte des pays pauvres afin que chaque homme vivent dignement" est un blasphème. Car on considère que le regard des pays riches sur les pays pauvres est plus puissant que Dieux. "Je prie pour que tout homme vive dignement" n'est pas un blasphème, on considère qu'il n'y a pas plus puissant que Dieux pour accorder cela.

Autre exemple dans le même veine : le pays qui afficherait sur sa monnaie : "En Dieux, nous avons confiance" dans le sens où en mettant cela sur sa monnaie il pense que Dieux protégera sa monnaie ce qui lui permettra d'être toujours puissant grâce à cette monnaie commettrait un blasphème, toujours selon moi et ma petite intuition. Par contre, le pays qui afficherait sur sa monnaie : "En Dieux, nous avons confiance" dans le sens où ce pays est conscient que tout vient de Dieux et donc qu'il peut sans risque prêter sa monnaie sans intérêt, remettre les dettes à ses débiteurs. Bref, si cette devise signifie pour ce pays : "nous sommes généreux avec notre argent car nous savons que le vraie puissance vient de Dieux, nous nous contentons de notre pain quotidien car avoir plus n'apporte pas plus de puissance" alors ce pays honorerais beaucoup Dieux, toujours à mes yeux et selon ma petite intuition seulement. Attention, lorsque je dis cela, je ne veux pas dire que chaque citoyen de ce pays serait ou non blasphémateur. En effet, chaque citoyen ne maîtrise pas la devise qu'il y a sur sa monnaie. Il la prend comme elle vient. Non, je veux parler de la responsabilité de la personne morale représentant ce pays.

Exemple plus subtile. "Mon Dieux, fais de moi un instrument qui serve ton règne" est un blasphème. Car celui qui dit ça considère qu'il est plus puissant que Dieux. En parlant de cet exemple, vous l'avez surement compris, je me sens concerné en tout premier lieu. D'ailleurs en demandant que Dieux fasse de moi un magnifique, sublime, instrument à sa gloire, je ne recherchais pas tant la gloire de Dieux que ma propre gloire. "Que ton règne vienne" n'est pas un blasphème, on considère qu'il n'y a pas plus puissant que Dieux pour la venue de son règne. Encore une fois, ce qui compte n'est pas la formulation qui sort de la bouche, mais la pensée du cœur. Celui qui dit : "Mon Dieux, fais de moi un instrument qui serve ton règne", mais qui au fond pense "que ton règne vienne" n'est évidemment pas dans une logique blasphématoire. Mais dés qu'il s'en rend compte, il devrait accorder ses lèvres à son cœur.

Sur la base de cette seconde intuition, j'ai pu prier sincèrement : "Notre Père qui est aux cieux, que ton règne vienne, donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour et pardonne-nous nos offenses même si nous ne pardonnons pas à ceux qui nous ont offensés." et j'ai aussi continuer avec d'autres prière au contenu plus "catholique" mais qui n'en demeuraient pas moins à parfaire. C'était juste plus subtil. C'est ce que je vous propose de découvrir par la suite.

lundi 20 septembre 2010

L'art de prier 13

Après ma première expérience, je me suis mis à prier de plus en plus. Des prières pas très belles, mais d'une très grande sincérité ! Beaucoup d'argent, la gloire, le succès, la grande vie mais sans être obligé de travailler, genre héritier d'une super-rente qui rapporte à vie 30000 euros par mois et indexé sur le taux d'inflation. J'ai prié pour gagner au loto. Mais voyez-vous c'est prière pas très belle avec quelque chose de beau tout de même : c'est qu'elle était sincère. Je récitais le Notre Père avec sincérité. Enfin le Notre Père à ma sauce. J'enlevais le "Que ta volonté soit faite" et je disais "Pardonne-nous nos offenses même si nous ne pardonnons pas aux autres." Mais voyez-vous, je crois que lorsqu'on prie avec sincérité, nous sommes en présence de Dieux. Je faisais ces prières plusieurs fois par jour. Pas très belles ces prières ! Sûrement. Mais plusieurs fois par jour, je me mettais face à Dieux sans fard. Je voulais être riche, avoir la gloire, la reconnaissance, je le disais à Dieux. J'ai prié pour être un nouveau sauveur. Mais pas un sauveur qui meurt dans la torture. Non, j'écrirais en dix minutes inspirés un texte qui ravira tout le monde, tout le monde en le lisant se serait dit quelle sagesse du plus pieux ou plus athées et tout le monde m'aurait quasi-adoré. On m'aurait donné beaucoup d'argent car il fallait bien qu'on laisse un génie comme moi à son inspiration sans qu'il soit embêté par les bassesses quotidiennes. Partout où j'aurais été, on m'aurais reçu avec respect : le grand Ludovic vient nous rendre visite ! Et cela, je ne l'ai pas rêvé. Je l'ai prié des centaines de fois. Oui mais voyez-vous ces prières au contenu moche, aussi moche et sombre qu'ai été le contenu, ne sont pas un péché contre Dieux. Car j'attendais tout de Dieux. C'est Lui qui me donnerait tout ça. Je n'allais pas m'élever de mes propres forces. Je savais depuis ma première expérience que tout me vient de Dieux. Je ne suis jamais allé contre ce principe. Et comme ma prière était sincère, j'ai côtoyer Dieux longuement jour après jour, année après année. Et Dieux m'a éduqué. Car voyez-vous une prière sincère est soit exaucée, soit si elle ne l'est pas, source d'une leçon qui vous fait grandir ?

J'ai maintenant dis le plus dur - ce fut dur à dire il m'a fallu 13 épisodes - mais maintenant je vais vous dire comment Dieux m'a façonné durant ces années de prières sincères avec Lui.