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mercredi 4 mai 2011

Dialogue avec l'homme qui voulait être heureux - 0

L'homme qui voulait être heureux est un roman de Laurent Gounelle, spécialiste du développement personnel. C'est l'histoire d'un enseignant qui est en vacances à Bali et qui, quelques jours avant son départ, décide d'aller voir un vieux guérisseur sans trop savoir pourquoi. Le diagnostic du guérisseur est clair : la santé du héros est parfaite seulement il n'est pas heureux. Laurent Gounelle - à travers le guérisseur - va livrer quelques trucs étonnamment simples pour mettre le héros sur la voie de bonheur. Trucs qui peuvent bien évidemment profiter au lecteur.

Ces trucs peuvent se ramener à ceci que j'ai déjà largement évoquer dans ce blog : il existe dans l'univers une loi de cause à effet merveilleuse : il nous est fait selon notre foi. L'auteur met bien en avant le fait que le premier promoteur notoirement connu de cette loi soit un certain Jésus de Nazareth.

Et notre enseignant, de comprendre à quel point cette loi est vraie, de changer son regard sur lui, les autres et le monde qui l'entoure et de croire en ses capacités à changer de profession pour s'offrir le métier dans lequel il sera heureux.

J'ai beaucoup aimé ce livre qui permet de découvrir cette loi à laquelle Jésus invitait et qui a le pouvoir de changer la vie. J'en témoigne. De plus, ce livre n'est pas un cours doctoral mais un roman ce qui permet, je trouve, une approche plus agréable permettant de faire pénétrer la loi dans son cœur en plus que dans sa raison. Je le conseille donc. Mais si vous vous lancez dans la lecture de ce ouvrage, allez jusqu'au bout, autrement dit plus loin que là où le livre s'arrête. Je déconseille absolument de quitter Jésus à ce niveau et de ne pas monter avec lui à Jérusalem. Vous risqueriez de tout perdre. Jésus disait à ses disciples : si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix chaque jour, et qu'il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera. Que sert donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il se perd ou se ruine lui-même ? (Lc 9, 23-25). Et c'est bien là le problème de l'enseignement reçu par l'homme qui voulait être heureux. Il est incomplet. Il n'y a que ce qui plaît au monde. Or le monde est-il heureux ? Je crois que la réponse n'est pas dure à trouver. Pour cet homme qui voulait être heureux, il lui manque le chemin de la croix, scandale pour les Juifs et folie pour les païens. (1 Co 1, 23b). Et scandale aussi pour Monsieur Gounelle, qui laisse suggérer que le pas manquant à de nombreux chrétiens est un pas en arrière loin de cette croix. Je me réfère en disant cela à son second roman Dieu voyage toujours incognito et au personnage de Madame Blanchard : caricature de l'archétype de la grenouille de bénitier, emmerdeuse de service, aimant le crucifix et pas ses prochains. Mais je ne jette aucune pierre à Monsieur Gounelle. Sommes-nous si différent de cet auteur ? En tout cas pas moi, et si en vérité Monsieur Gounelle ne pense pas ce que je viens de décrire, moi je l'ai de toute façon pensé.

Au regard de mon expérience personnelle par rapport à cette loi - là aussi largement développé sur ce blog -, je suis convaincu quand s'en tenant strictement au contenu du livre, le héros va  changer de profession, réussir brillamment, arriver à avoir sa vie rêvée, et pourtant n'en sera pas plus heureux pour autant. Ne serait-ce que parce qu'en évoluant, le roman montre que l'homme qui voulait être heureux se rend bien compte que ce n'est pas la possession d'une voiture de sport qui rend heureux, mais curieusement il n'arrive pas à pousser le raisonnement en remplaçant "voiture de sport" par "boutique connue d'art photographique" ( c'est sa vie rêvée ).

Imaginons. Nous sommes trois ans après que cet homme en quête du bonheur - bref cet homme tout court - est rencontré cet honorable et vénérable sage de Bali L'homme qui voulait être heureux est un photographe de très grande renommée dans la région où il habite. Sa renommé n'est pas volée : il a réellement du talent. Ses photos sont très appréciées pour leur côté artistique. Il s'agit vraiment d'art et pas de style. Elles ne sont pas seulement jolies à regarder, elles dégagent quelque chose. Notre homme, maîtrisant de mieux en mieux la loi de cause à effet de la foi entretenue dans l'esprit, sait que ce talent ne vient pas de lui, mais d'ailleurs. Il a par ailleurs rencontré une femme délicieuse, charmante, faites pour lui, sachant regarder au-delà des apparences. Son foyer est prospère. Il a deux jumeaux : un garçon et une fille qui sont en parfaite santé, bénédictions de sa maison.

Et pourtant, cet homme n'est toujours pas heureux. Alors qu'il a tout pour l'être, il ne l'est pas. Il a comme une dépression latente. Il a comme une sorte d'ennui. Une sorte de : et maintenant que fait-on ? Il se sent comme une roi sans divertissement : un homme plein de misères selon Blaise Pascal. Les gens s'extasiant devant ses photos : au début ça lui chatouillait le bas ventre, maintenant cela ne lui fait plus rien. Heureusement, il a sa famille. Mais il veut autre chose. La famille, c'est un havre de paix qui pour être appréciée doit être le pendant d'une conquêtes menée ailleurs. Sans cela, la famille peut être aussi triste qu'une tombe.

Bref, il se sent un peu revenu sur la case départ à Bali. Pas tout à fait, un peu seulement. Il y a des choses qui ont changées. Il sait que les évènements qui se déroulent autour de lui dépende de sa foi. En alliant cette connaissance à sa raison, il en déduit que des choses transcendantes existent, que ces choses, on peut même dire que c'est Dieu et que quelque part, par leurs croyances juxtaposées, causes premières de tout, les hommes sont tous reliés les uns aux autres. De sa vision du monde, il en déduit même raisonnable que rien n'est impossible. Ou plutôt que tout est possible dans la limite de la croyance disponible. Voilà pour les changements. Mais, il n'est pas plus heureux que lorsqu'il était à Bali.

Imaginons. Cet homme, tombe par hasard sur mon blog et se sent une affinité pour mon expérience : la découverte merveilleuse de la loi de le foi, une vie changeant radicalement, mais une conclusion espérée qui n'est pas au rendez-vous. Nous avons manqué le bonheur. Alors cet homme commence par poster un message sur mon blog. Et je lui répond avec ma connaissance limitée mais mon cœur sincère. C'est ce dialogue imaginaire avec l'homme qui voulait être heureux que je souhaite écrire. Dialogue qui je l'espère permettra à d'autres chercheurs de bonheur de monter avec Jésus jusqu'à Jérusalem, jusqu'à la croix scandaleuse, source de la vie heureuse.

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